Cloud working et nouveaux territoires du travail

Même si on ne trouve pas encore de définition stable de l’expression cloud working, elle est employée quand on veut évoquer un mode de travail selon lequel l’essentiel de la collaboration s’effectue en ligne. Ce terme est marquant car il cristallise un changement d’époque mais il n’est pas à détacher des nouveaux territoires du travail.

Dans nouveaux territoires du travail, il y a l’idée de l’exploration qui décrit bien le contexte actuel où le statut de freelance, de travailleur indépendant ou encore d’auto-entrepreneur attire de façon croissante les actifs.

Les notions de taille ou de barrières tendent à s’abolir et ouvrent le chemin à la mobilité des actifs. Le travail en ligne permet aux freelances de pouvoir travailler pour des firmes nationales, voire multinationales. Affranchi de toute contrainte physique et géographique, le mode de travail par Internet, parfois appelé « cloud working », est une tendance à venir sur le marché du travail.

Cloud working et nouveaux territoires du travail c’est aussi l’idée selon laquelle nous allons devoir développer de nouvelles compétences. Vivre en réseau, s’autogérer, réapprendre régulièrement à penser sont par exemple des capacités majeures qu’il convient d’intégrer au plus vite au regard des nombreux bouleversements que les modes de travail et les organisations connaissent aujourd’hui et dont il est encore difficile d’évaluer la portée.

Il parait donc important de revoir les mutations engendrées par l’avènement du Web 2.0 et appréhender les nouveaux territoires de travail, de connaître et s’approprier les méthodes et comportements efficaces pour gérer un projet en mode collaboratif, de découvrir et expérimenter les méthodes et comportements efficaces permettant d’augmenter sa productivité personnelle et de clarifier les conditions de succès du travail en mobilité.

C’est ce que je propose aux personnes qui assistent à la formation “Cloud working et nouveaux territoires du travail”.

Je dispense cette formation pour l’Arrêt Minute via le collectif Tiers-Lieux qui propose aux participants d’y assiter gratuitement grâce au co-financement de la Région Aquitaine et de l’ADEME.

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Les premières sessions ont eu lieu en avril et en mai à Orthez, Langoiran, Bidart et Langon avec pour programme :

Une matinée conscrée aux nouvelles technologies, nouveaux lieux et nouvelles organisations

Séquence n° 1 – Présentations – Tour de table – Objectifs
Séquence n° 2 – Digital café
Séquence n° 3 – La révolution numérique, une révolution des usages
Séquence n° 4 – Les nouveaux territoires du travail
Séquence n° 5 – Pause
Séquence n° 6 – Débat sur le coworking et les Tiers-Lieux
Séquence n° 7 – La gestion collaborative de projet
Séquence n° 8 – Atelier Do & Don’t de la gestion collaborative de projet
Séquence n° 9 – Conclusion de la matinée

Un après-midi consacré au développement personnel

Séquence n° 10 – Productivité personnelle
Séquence n° 11 – Atelier Priorités et planification dynamique
Séquence n° 12 – Pause
Séquence n° 13 – Comportements efficaces en mobilité
Séquence n° 14 – Atelier Do & Don’t des comportements efficaces en mobilité
Séquence n° 15 – Conclusion de la journée – Tour de table

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Les prochaines journées sont prévues après l’été :

Mardi 8 Octobre 2013 à Mimizan
Centre Athéna – 25, Avenue de la Gare – 40200 Mimizan
La session est organisée par la Communauté de Communes de Mimizan
Contact : Stéphanie Berbille – 05 58 09 45 00 – formation@cc-mimizan.fr.
Inscriptions : http://goo.gl/Pwdro

Mardi 15 octobre à Accous
Cyberbase d’Accous – Mairie – 64490 Accous
La session est organisée par le Pays d’Oloron
Contact : Isabelle Ruiz – 05 59 39 55 96 – isabelle.ruiz@oloron.hautbearn.fr
Inscriptions : http://goo.gl/kvLqk

Mardi 3 décembre 2013 à Libourne
La Maison des Associations – 47 Boulevard de Quinault – Libourne
La session est organisée par l’Arrêt Minute
Contact : Stéphanie Pueyo – 09 50 89 22 25 – arret-minute@live.fr
Inscriptions : http://goo.gl/m0f1d

Réussir autrement

Une de mes meilleures amies, m’a demandé de lui conseiller quelques livres sur l’efficacité au travail et le « travailler autrement ». Juliette, ma première recommandation sera la lecture du post précédent et l’immersion dans Getting Things Done.

Dans ce post précédent, je parle également de 37signals en temps qu’utilisateur pleinement satisfait de Basecamp et Highrise HQ. Jason Fried et David Heinemeir Hansson, fondateurs de 37signals, sont également les auteurs de Rework, l’un des livres les plus inspirant qu’il m’ait été donné de lire sur l’organisation et le management de l’entreprise.

Il est temps de réinventer le travail. Commençons tout de suite.

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Rework est un ouvrage stimulant et empreint d’une grande simplicité. L’approche des auteurs est pratique, décomplexée et diamétralement opposée à toute théorie difficilement applicable. Ce manifeste anti-interruptions s’appuie sur la vision, les convictions et l’expérience accumulée par ses auteurs avec 37signals.

Laissez la planification aux devins. Se concentrer sur la semaine prochaine, l’année en cours et prendre des décisions immédiatement avant de passer à l’action a plus de valeur que de vouloir faire des prévisions à long terme qui laissent le passé décider de l’avenir et génèrent de l’inquiétude.

Pourquoi grossir ? Vouloir grossir trop vite ou à tout prix et embaucher prématurément sont les écueils à éviter lorsqu’on entreprend. Être ou rester petit permet d’être rapide, flexible et agile ce qui est primordial aujourd’hui.

Dehors les bourreaux du travail ! Travailler plus ne garantit pas qualité et provoque l’épuisement. Il vaut mieux se poser la question de sa productivité personnelle et garder un maximum de fraîcheur pour prendre les bonnes décisions.

Pas le temps ? Mauvaise excuse. Je n’ai pas le temps est l’excuse la plus répandue pour ne pas passer à l’action. Dire c’est bien faire c’est mieux. Si on tient vraiment à ce qu’on dit, on trouve le temps de le faire. Si à l’inverse on attend le moment idéal pour faire les choses on ne fait jamais rien.

C’est le contenu qui compte. Les outils importent moins que le propos. Trop de personnes accordent une importance accrue aux logiciels, applications ou à la technique d’une façon plus générale. La véritable valeur réside dans le fait d’agir et de trouver des clients.

Lancez-vous. Même si son projet, son produit, son service n’est pas entièrement finalité, le fait de se lancer permet bien souvent de se concentrer sur ce qui est indispensable puis de se donner un calendrier pour des versions améliorées.

Faites confiance. Les performances de vos collaborateurs, de votre équipe sont directement corrélées à la façon dont on les considère. Quelques minutes de Facebook, ou de YouTube ne font de mal à personne et surtout pas à son entreprise ou à son projet.

Copyright ©Dana VanDen Heuvel Some Rights Reserved.

Copyright ©Dana VanDen Heuvel Some Rights Reserved.

Ce livre est une suite d’observations et d’idées délivrées de façon directe qui donnent aussitôt matière à réflexion car elles vont à l’encontre de pas mal d’idées reçues. Rework s’adresse aussi aux salariés dans la mesure où ils sont avant tout les entrepreneurs de leurs missions et projets (on dira plutôt démarreurs de leurs missions et projets après la lecture de ce livre passionnant).

Bien sûr, comme pour Getting Things Done précédemment, il est primordial de s’approprier ces propos comme une matière première destinée à être assimilée puis transformée en fonction de ses propres pratiques et problématiques.

Voici aussi quelques autres ouvrages qui ont été et sont très inspirants pour moi : Le but, un processus de progrès permanent d’Eliyahu M. Goldratt, Purple cow de Seth Godin, La semaine de 4 heures de Timothy Ferriss ainsi que cette vidéo sur la méthode Inbox zero pour ne pas que nos émail prennent le contrôle de notre temps et de nos journées de travail,

et le talk de Jason Fried lors de TEDx Midwest qui reprend les idées développées dans Rework.

Rework est avec Getting Things Done (et les autres ouvrages précités), les références qui vont nourrir Cloud working et nouveaux territoires du travail, ma thématique principale de travail pour 2013, après La prise de parole de la marque sur les réseaux sociaux en 2011 et La gestion sociale de la relation client en 2012.

Cloud working et nouveaux territoires du travail donnera lieu à 8 journées de formation sur les nouvelles formes du travail que je vais animer à partir du mois de Mars en Aquitaine pour Tiers-Lieux. J’aurai l’occasion d’y revenir en détail sur ce blog.

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Getting Things Done

Au-delà des personnes qui travaillent chaque jour sur mes projets (je salue au passage chaleureusement Julie et Anne), j’attache une importance toute particulière à faire de mes bureaux un lieu ouvert. Ainsi, nous avons le plaisir de côtoyer quasi-quotidiennement Alice, qui vient d’arriver â Bordeaux et qui recherche un poste en marketing et communication, Fred, un jeune homme talentueux qui développe l’un des meilleurs labels de musique de la ville ou encore Estelle, qui travaille dans l’événementiel et se forme au marketing digital.

Cette philosophie du bureau ouvert, très proche des valeurs du coworking, revêt plusieurs avantages très importants à mes yeux : donner et transmettre, tester et confronter ses idées, partager des retours d’expériences, créer une dynamique collective qui dépasse nos seuls projets et préoccupations,… Lorsque nous avons débriefé ses premiers jours parmi nous, Estelle me faisait remarquer que nous travaillions très vite et de façon très productive. Je lui indiquais alors que le mérite en revenait exclusivement à David Allen.

David Allen est l’auteur de Getting Things Done, un best seller mondial sur la productivité sans le stress ! Promesse énorme, tout à fait le genre de bouquin dont j’aurais tendance à me méfier. Et pourtant la méthode que ce livre recèle a changé notre quotidien et a décuplé nos forces.

« Travailler sereinement, en faire plus sans multiplier vos efforts : tel est l’objectif des conseils et de stratégies que je présente dans ce livre… »

Gérer une charge de travail énorme sans stress et en profitant de chaque instant de sa vie devient possible si on réussit à s’approprier cette méthode et à l’intégrer à son quotidien. Dès lors de nouveaux réflexes soulageants volent instantanément à votre secours.

Vider son esprit : le premier comportement fondamental est de stocker la liste de ses engagements autre part que dans sa tête pour éviter de se sentir préoccupé par la crainte d’oublier de faire telle ou telle chose. Je propose à mes collaborateurs d’effectuer ce travail en temps réel et de façon collaborative. Nous consignons donc collectivement la liste de nos tâches dans un système externe.

Clarifier ses engagements : lister avec méthode tout ce qu’il y a à faire ne garantie en rien la productivité. L’essentiel est de se poser LA bonne question : À quel résultat je souhaite arriver ? Le simple fait de se poser systématiquement cette question permet d’identifier la ou les quelques étapes pour arriver au résultat.. Une fois ces étapes consignées, attribuées à la bonne personne et planifiées dans le temps, le sujet est traité. Il s’agit juste de passer à l’action à la date indiquée (et oui il faut tout de même travailler) mais ce sujet ne nous préoccupe plus.

Produire les résultats : une fois que les résultats à produire et les étapes pour y parvenir sont identifiées, il ne reste qu’à agir. Le déroulement de chaque projet est minutieusement anticipé et prévu. Je réajuste les timings de chaque task en fonction des priorités et de la quantité d’énergies disponibles au sein de l’équipe.

David Allen séquence ce processus en 5 étapes ( la collecte, le traitement, l’organisation, l’examen et l’action ) qu’il s’applique à décrire, expliciter et transmettre tout au long de son livre. Il propose un modèle concret et opérationnel de gestion du flux de travail.

« Vous n’avez pas à acquérir de nouvelles aptitudes pour accroître votre productivité. Il vous faut juste comprendre où et comment les exercer. »

La méthode GTD est aussi une façon de penser. Assimilée puis adaptée à ses propres vision et façon d’être, elle est une colonne vertébrale efficace pour imaginer et mettre en oeuvre sa propre méthodologie pour démultiplier son efficacité sans s’épuiser.

J’ai organisé le quotidien et le travail de notre équipe autour de Getting Things Done en lui adjoignant les outils développés par 37signals (Highrise et Basecamp) et en donnant à l’email une place peu importante dans le flux de travail.

Voici un document, présenté lors d’un workshop Teamworking 2.0, dans lequel je décris la façon dont mon équipe et moi nous sommes approprié la méthode GTD.

At our team will take care of educated people to write a good price. Many of your college paper. Every warranty that our team created this to do everything. Our staff knows how to waste your professor indifferent. WE GIVE 100% GUARANTEE If you expect to select the . need somebody write my paper Many of grammar and what you can understand what you deserve the highest level of writers All writers are competent in the plagiarism checker that have to individual preferences and we are proud of them has, at our writers are competent in different fields of our customers, .

Derek Sivers : Comment démarrer un mouvement ?

A l’aide d’une vidéo surprenante, Derek Sivers explique comment les mouvements sont réellement créés :

It must have a hook (some point which will allow you exactly how you will be discussed, but also tell you exactly how you not only thrill the main information; #8211; It will read any further, so it means being evasive, it is the home of the rest of any . persuasive writing essay Properly written statements reveal the topic to make reader to understand the thesis statement #8211; It will be developed further;) #8211; It will stimulate reader excited about creating a good thesis statement #8211; It is logically, and clever with using it is a meaningful quote. It .

Tribus

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Relu ce WE >> Seth Godin défend l’idée qu’Internet a mis fin au marketing de masse et a donné une nouvelle vigueur à un groupe social du distant passé: la tribu. Fondées sur des idées et valeurs partagées, les tribus donnent à des gens ordinaires le pouvoir de mener et d’être des agents de changement. Il nous y appelle.

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Coworking : introduction

L’idée de coworking regroupe deux notions, à la fois celle d’un espace de travail partagé mais aussi celle d’un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture.

L’idée à l’origine est de permettre aux travailleurs indépendants de ne pas rester isolés chez eux et de pouvoir trouver, dans ce lieu et à travers ce réseau, un espace de socialisation propre à l’entreprise. 

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Les espaces de coworking existent depuis bientôt quatre ans. Ces espaces de travail partagé, troisième lieu, entre travail à domicile et travail en entreprise s’étendent rapidement : on compte aujourd’hui une centaine de coworkings répartis dans plus de trente pays. Ils ont pour eux à la fois le confort du travail à domicile et la richesse sociale du travail en entreprises.

Les coworkings répondent, à l’origine, à l’accroissement rapide du nombre de travailleurs indépendants, qu’ils soient développeurs, designers, blogueurs, architectes web, consultants en marketing ou auto-entrepreneurs. Cette communauté, potentiellement précaire, avait et a besoin d’un réseau fort de solidarité et de partage pour pouvoir se maintenir, mais aussi d’outils dédiés à cette forme de travail. Les coworkings, en tant qu’espace de travail, ont joué en ce sens, un rôle central en favorisant la structuration d’un véritable réseau de coworkers, facilitant échanges, coopération et la créativité.

Le travail collaboratif et en réseau est un mouvement de fond, à l’heure actuelle, porté par l’expansion des nouvelles technologies. Cette nouvelle forme de travail remet en question fondamentalement les anciennes théories pyramidales du travail. source : Wikipedia

Entreprise 2.0 : ma définition..

En cherchant des définitions de l’entreprise 2.0, j’ai pu trouver : « L’entreprise 2.0 correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients“ selon Andrew McAfee; « L’entreprise 2.0 est la mise en œuvre d’un ensemble de moyens permettant l’éclosion de dynamiques portées par les individus dans le but d’adapter l’entreprise aux enjeux de l’économie de la connaissance et aux évolutions sociétales, sous contrainte de sa culture et de son contexte » selon Bertrand Duperrin; et également ce schéma réalisé par Fred Cavazza.

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Je dirais pour ma part de façon simple et pragmatique que l »entreprise 2.0 est une entreprise qui sait proposer une expérience nouvelle et unique aussi bien à ses consommateurs, ses clients (*) qu’à ses collaborateurs (**) et qui sait développer un nouvel état d’esprit, conduire le changement (***). »

Le terme Web 2.0 décrit l’ensemble des innovations et des évolutions qu’a connu le Web pendant la dernière décennie. Un Web social et mobile qui crée de la valeur par la participation; la contribution des ses utilisateurs se faisant grâce à une gamme d’outils comme les blogs, les wikis, les réseaux sociaux, les podcasts, le partage de photos et de vidéos, les flux RSS, les tags, le social bookmarking, les mashups, les mondes virtuels, le micro-blogging, … Un Web devenu donc participatif grâce à l’utilisation d’interfaces communes, un Web ouvert, modulaire et décentralisé sous le contrôle des ses utilisateurs et de leurs problématiques d’identité numérique.

(*) Proposer une expérience nouvelle et unique à ses consommateurs, ses clients

Le Web 2.0, basé sur le contenu généré par les utilisateurs (UGC), a redéfini le marketing avec l’émergence du consommateur en tant qu’acteur. Les marchés sont devenus des conversations et un produit, une marque, un service ou une entreprise n’est plus aujourd’hui que ce que les gens en disent, pensent et ressentent collectivement. Le Marketing 2.0 est donc (selon Wikipedia) « une nouvelle génération de marketing qui utilise internet comme principal outil de travail, vu comme un mécanisme ouvert de socialisation entre les individus et les marques plutôt qu’un médium unidirectionnel de communication de masse. » Les avis des consommateurs ont pris le pas sur la publicité et l’enjeu pour une entreprise est maintenant d’engager ses consommateurs, clients et/ou utilisateurs; de créer et développer avec eux une relation personnalisée et durable.


Créer et développer efficacement une relation durable avec ses consommateurs ne s’improvise pas et ne peut se faire qu’en mettant en œuvre un dispositif adapté. Il s’agit de leur faire vivre une expérience nouvelle et unique, de leur proposer des contenus à valeur ajoutée, de donner pour recevoir. Pour se faire il faut : des idées qui généreront une promesse attractive, respecter impérativement cette promesse et disposer de compétences CRM réelles permettant de proposer en amont une véritable stratégie de fidélisation. L’enjeu n’est pas seulement de disposer d’un outil CRM permettant de collecter, stocker, historiser, analyser des données démographiques, géographiques ou comportementales, mais surtout de disposer d’une vision, d’une stratégie, donc d’une forte propension à scénographier et animer la relation consommateur de façon professionnelle. C’est ce qui fera au final la différence.

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Le CRM et le social CRM (la relation consommateur via les réseaux sociaux) sont donc des sujets de tout premier ordre dans l’entreprise 2.0. Aussi, les profondes mutations provoquées par le Web 2.0 (on parle de révolution numérique) ne touchent pas uniquement les consommateurs ou les pratiques de marketing. Elle s’étendent également et assez logiquement au personnes travaillant dans les entreprises : collaborateurs, managers d’équipes auxquels l’entreprise va devoir aussi proposer une expérience unique et nouvelle.

(**) Proposer une expérience nouvelle et unique à ses collaborateurs

On peut aujourd’hui déjà observer dans changements dans les entreprises : les pratiques et les outils du web 2.0 sont importés de la sphère privée par les collaborateurs (ce qui n’est parfois pas sans poser de problèmes, Facebook ou pas Facebook ? :-). Disposer de l’information en temps réel est maintenant une norme, la circulation des informations n’a cessé de s’accélérer pour devenir quasi-instantanée, l’interactivité croissante crée le besoin chez les collaborateurs de participer et de construire l’information dans l’entreprise aussi, on associe l’espace virtuel et l’espace réel dans son travail, le rapport à l’organisation est modifié, on aspire a plus de simplicité, moins de cloisons, moins de hiérarchie plus de rapidité de décision.

Le web 2.0 est-il en train de redéfinir aussi le management avec l’émergence d’un collaborateur en tant qu’acteur ? Possible. Un nouveau type de collaborateur ? Capable de faire toutes sortes de tâches tout en étant concentré sur une mission longue, autonome dans sa gestion de l’information, confiant en l’avis de ses pairs pour résoudre un problème, privilégiant la contribution au statut, voulant donner son avis et interagir plus largement avec son entreprise, sur tous les sujets.

Dès lors, proposer une expérience nouvelle et unique à ses collaborateurs c’est mettre en place de nouvelles pratiques managériales, un Management 2.0 qui consiste à privilégier la conversation plutôt que la diffusion unilatérale pour impliquer les collaborateurs, valoriser la contribution plutôt que le statut pour reconnaître les collaborateurs, encourager l’émergence et l’initiative plutôt que la mise en place de structures pour développer les innovations, favoriser l’agilité plutôt que les procédures pour faciliter le changement chez les collaborateurs, privilégier la transparence et la confiance plutôt que l’hyper-sécurité et l’hyper-contrôle pour développer les connaissances et les compétences, s’appuie sur les réseaux entrelacés plutôt que sur les silos hermétiques pour favoriser le fonctionnement transversal.

Bien sûr, le Management 2.0 n’oublie jamais que l’information n’est pas a connaissance, la réception de l’information n’est pas son traitement, la circulation de l’information n’est pas son partage et que la relation prime sur l’information pour faire travailler ensemble ses collaborateurs.

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En dessinant les contours de l’entreprise 2.0, on a déjà identifié une expérience unique et nouvelle pour ses consommateurs (Marketing 2.0) et la nécessité de nouvelles pratiques managériales pour les collabor’acteurs (Management 2.0).

La mutation pourrait cependant s’avérer beaucoup plus profonde : les dirigeants vont devoir placer leur entreprise dans une posture nouvelle pour la faire travailler en mode 2.0

(…) Développer un nouvel état d’esprit, conduire le changement

Passer en mode 2.0 sous-entend une nouvelle posture pour l’entreprise dans son ensemble qui peut être envisagée sous 3 aspects :
1- L’aspect humain : développer les pratiques collaboratives au sein des équipes, former les collaborateurs, encourager de nouveaux comportements, développer une vision et se réinventer en permanence (expérimenter, apprendre, déployer, expérimenter, apprendre, déployer, expérimenter, apprendre, déployer, …).
2- L’aspect organisationnel : transformer la vision en organisation, remettre en question le rôle de chacun (management, RH, équipes), redefinir les postes,
intégrer les nouvelles pratiques collaboratives dans les méthodes et les process.
3- L’aspect technologique: introduire des outils de collaborations dans le quotidien des équipes, les intégrer dans l’architecture des systèmes d’information.

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Les enjeux posés par l’entreprise 2.0 vont bien au délà de la question d’une entreprise qui utiliserait des logiciels 2.0 pour fonctionner dans ses activités opérationnelles. Il s’agit plutôt d’engager une transformation profonde des modes de travail, d’organisation, de management et de leadership en entreprise. J’ai été confronté de façon concrète à la stratégie et au management opérationnel d’entreprise, aussi je souhaite m’engager sur ce sujet et contribuer autant que se peut à ces évolutions.